Abonnement déguisé

Sous le prétexte de vous fournir un produit ou un service à prix très réduit, voire gratuitement, on vous demande de fournir vos données bancaires. Celles-ci sont utilisées pour vous prélever de l'argent comme si vous étiez abonné à un service.

Mise en oeuvre

Ce type d'arnaque se déroule classiquement en 3 étapes : promesse d'une offre exceptionnelle, recueil des données bancaires, prélèvements.

Offres promises

Les offres sont très variées. En voici quelques exemples :

  • un iphone à moins de 3€
  • une machine à expresso à moins de 5€
  • l'accès à un service de streaming “légal” gratuitement
  • une offre découverte sur un site pornographique
  • assister en exclusivité au tournage d'un film

Les offres sont souvent propagées via les réseaux sociaux et de la publicité contextuelle (Google Adsense) sur différents sites.

Recueil des informations bancaires

Les faibles sommes demandées servent au recueil des informations bancaires. Durant la procédure, la victime souscrit malgré elle à un abonnement. L'information relative à cet abonnement peut être plus ou moins visible selon les cas.

En cas d'offre gratuite, les coordonnées bancaires sont recueillies sous divers prétextes : prouver que vous êtes majeur, garantie, offre découverte annulable à tout moment avant de devenir payante.

Dans certains cas, les escrocs passent par les systèmes SMS+ ou Internet+ pour déclencher les abonnements : cela leur évite de devoir recueillir les informations bancaires.

Prélèvement

Un premier prélèvement de quelques euros (correspondant à la somme à payer) est fait dans un premier temps : tout semble normal pour la victime. Quelques jours plus tard un prélèvement de plusieurs dizaines d'euros est effectué. Les prélèvements se poursuivent ensuite en général chaque mois. La plate-forme chargée des prélèvements distincte de l'arnaqueur (ex : interachat) informe alors que le problème n'est pas de sa responsabilité. L'arnaqueur ne répond quant à lui à aucune communication.

Que faire face un abonnement déguisé ?

Il faut dans un premier temps chercher à annuler les prélèvements. La plate-forme chargée des prélèvements peut par exemple le faire : elles ne sont cependant pas toujours promptes à coopérer. Elles tiennent cependant à leur réputation, il ne faut donc pas hésiter à les menacer de faire intervenir une association de consommateur.

Si la plate-forme ne coopère pas, il faut faire opposition auprès de sa banque : selon le code monétaire, celle-ci est tenue d'avoir une preuve du consentement des prélèvements. Si la banque ne détient pas une telle preuve matérielle, elle doit rembourser l'argent frauduleusement prélevé.